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Etats-Unis : une douceur record en Février



La France n'est pas la seule a observer des températures printanières en ce mois de février (>>). Pourtant habituée aux coulées glaciales en provenance de l'arctique en cette saison, le continent Nord-Américain subit des températures très douces voire très chaudes chaudes ce mois-ci.


Une douceur qui s'explique par la présence récurrente de creux dépressionnaires circulant à des latitudes anormalement méridionales depuis le début du mois sur la côte Ouest des Etats-Unis (et notamment responsable de pluies abondantes et d'inondations sur la Californie >>). A l'avant, c'est un flux de Sud à Sud-Ouest qui envahit continuellement le Centre et l'Est du continent Nord-Américain, transportant de l'air remarquablement doux, pour ne pas dire chaud en provenance du Mexique et des Caraïbes.



Animation de l'anomalie de température du 17 au 26 février 2017 - Tropical Tidbits


 




Une situation qui provoque donc une envolée des températures, atteignant des valeurs dignes d'un mois de mai, voire parfois d'une période de plein été, nombreux records à la clé ! Un premier pic de chaleur exceptionnel s'est tout d'abord produit entre les 10 et 11 février autour des grandes plaines américaines. Plusieurs villes du Texas et de l'Oklahoma ont notamment atteint les 35°C, avoisinant même les 38°C, explosant certains records mensuels.



Température maximale sur le sud des Etats-Unis - 11 février 2017 - Infoclimat




Après un bref retour de la fraicheur, c'est la douceur qui s'est à nouveau imposée depuis plus d'une semaine, en concernant cette fois plus particulièrement le Nord et le Nord-Est des Etats-Unis. Là également, plusieurs records sont tombés, notamment autour des Grands Lacs et où l'absence de neige au sol, habituellement présente en cette saison, facilite la hausse du thermomètre (à Chicago, ce dimanche marque le 69e jour consécutif sans atteindre une couche de neige au sol de 1 pouce / 2.5cm). Les températures y ont souvent parfois dépassé les 20°C au meilleur de la journée (Chicago, Détroit, Milwaukee, Cleveland), des niveaux rares en plein mois de février pour des villes aussi septentrionales.


Lors de la semaine en cours, l'anomalie de température est en moyenne de +10°C sur certains Etats du Nord-Est, atteignant même les +13°C entre Indiana, Ohio, Illinois et Pensylvanie.



Anomalie de température du 18 au 25 février 2017 - WeatherBell


 




Sur l'ensemble de la moitié Est du continent Nord-Américain, l'anomalie de température depuis le début du mois est souvent comprise entre +4° et 7°C (localement +8°C sur l'Illinois et le Missouri). Ce mois de février devrait être a priori l'un des plus doux jamais observés aux Etats-Unis !



Anomalie de température (provisoire) - février 2017 - WeatherBell


Publié le 27 février 2017 @ 21:42

Hiver 2016/2017 : un déficit pluviométrique marqué



Tandis que l'hiver calendaire se poursuit et ne se termine pas avant le 20 mars, l'hiver météorologique 2016-2017 s’apprête lui à se conclure dans quelques jours (1er décembre – 28 février). L'occasion d'effectuer un premier bilan provisoire, et celui-ci se démarque sur un critère particulier : la sécheresse !


En effet, le déficit pluviométrique s'est avéré très important au cours de cet hiver sur la quasi-totalité de nos régions (seuls Corse ainsi que Languedoc-Roussillon et contreforts Cevenols ont pu bénéficier de pluies importantes, parfois largement supérieures à la normes notamment sur la façade orientale de l'île de beauté). Ce déficit de pluie est estimé à l'échelle nationale à environ 50%, et se montre bien plus important sur une bonne moitié Est du pays. Ce qui ferait de cet hiver 2016/2017 l'un des plus sec de ces 60 dernières années, au même niveau que l'hiver 1991-1992.



Ce manque de pluie a principalement été causé par la présence incroyablement régulière de conditions anticycloniques. Un anticyclone qui a notamment permis au soleil de briller, malgré quelques périodes marquées par des nuages bas tenaces. Au final, ensoleillement devrait être excédentaire sur l'ensemble du pays, de l'ordre de 25% au dessus de la norme (le département du Var serait l'unique région en retrait). Le Nord de la Bretagne (Côtes d'Armor) ont par ailleurs battu au cours du mois de janvier des records d'ensoleillement, pour un bilan sur l'ensemble de cet hiver de 40% d'ensoleillement en plus par rapport aux normes habituelles.




 


Du côté des températures, le bilan est nettement plus contrasté. Malgré un hiver qui devrait finir sur une note autour de la moyenne à l'échelle nationale à l'instar du mois de décembre, le mois de janvier a été plutôt frais tandis que celui de février devrait être au dessus des normes. Des variations visibles également selon les régions, puisque la moitié Nord et plus notamment le quart Nord-Est du pays devrait terminer sur un bilan légèrement plus frais que la norme 1981-2010 (localement de l'ordre de -0.5°C). A l'inverse, la moitié Sud a vécu un hiver doux mais sans excès (anomalie positive de +0.5°C environ).




 



 

Publié le 27 février 2017 @ 21:42

Vent, neige et submersion marine : de l'agitation en vue !



La fin de semaine assez calme devrait laisser la place à des conditions radicalement opposées pour la semaine à venir. Les pressions faiblement anticycloniques qui concernent la moitié Sud de l'Europe (1020hPa) vont régresser sensiblement, et laisser le champ libre aux perturbations jusqu'au week-end prochain.




Entre lundi et mardi, un ciel de traine musclé devrait sévir sur une bonne moitié Nord du pays. Des giboulées de saison qui, du fait de l’instabilité de la masse d'air et de la présence d'air froid en altitude, pourraient souvent s'accompagner de grésil, de coups de tonnerre, et de fortes rafales de vent (parfois supérieures à 80 voire très localement 100km/h sous les plus gros grains).



Rafalex maximales pour la journée du lundi 27 février - Météociel (Modèle Arome)




 


Dans ces conditions, il faudra surveiller l'état de la houle sur l'ensemble de la facade Atlantique entre lundi et mercredi. Une mer forte, puisque les vagues pourraient y atteindre une hauteur significative ce mardi (6 à 8m, localement près de 10m sur la pointe Bretonne). Couplé à des coefficients de marée au maximum (100 lundi, 103 mardi et 101 mercredi), des phénomènes d'inondations par submersion marine (surcote) devraient être observés.



Hauteur des vagues en matinée du mardi 28 février - Ifremer / Modèle Wavewatch




 


Autre phénomène d'actualité, et qui devrait faire le bonheur des derniers vacanciers : le retour de la neige ! Ce défilé de perturbations va s'accompagner une baisse des températures, propice au retour de la neige lors de la journée de mardi. Les massifs de l'Est et notamment les Alpes devraient être en ligne de mire, avec une limite pluie/neige qui pourrait s'abaisser progressivement jusqu'à 800m d'altitude. Les quantités attendues d'ici mardi soir pourraient atteindre les 15 voire 20cm aux alentours de 1500m d'altitude, jusqu'à 30/40cm au delà de 2500m d'altitude de quoi rattraper timidement le retard accumulé lors de ce mois de février.


De nouvelles chutes de neige sont également entrevues entre mercredi et jeudi, mais dont les quantités sont encore incertaines.



Quantités de neige attendues jusqu'au mardi 28 février inclus - Métociel / Modèle Arpège


Publié le 27 février 2017 @ 21:42

Très agité : orage, grêle, vent, vagues et submersions

La situation météo est très dynamique en cette fin février et ce début mars sous l'influence de divers centres dépressionnaires circulant sur l'Europe Occidentale. Les gradients de pression ne sont pas suffisamment resserrés pour véritablement parler de tempête mais l'atmosphère est très instable et de puissantes bourrasques se produisent au passage de grains ou fronts orageux. En outre, cette agitation intervient dans un contexte de forte marée.




I Fortes rafales sous averses et orages.

L'activité orageuse demeure marquée sur les deux tiers Nord de la France ce mardi. Les orages sont susceptibles de provoquer de très fortes rafales de vent et des chutes de grésil pouvant altérer les conditions de circulation. Suivez l'activité pluvieuse et orageuse sur notre site.






II Vagues et risque de submersion.

Le vent d'ouest souffle en tempête ou presque ce mardi et génère de fortes vagues et une surélévation importante du niveau de la mer (surcote) sur la façade Atlantique et en entrée de Manche. Cette surcote s'ajoute à des niveaux marins déjà élevés dans un contexte de forts coefficients de marée (102 mardi matin et 103 mardi soir). Cette conjonction risque d'engendrer des submersions sur les parties basses ou vulnérables du littoral, surtout au moment de la pleine mer.
Littoral du Finistère, Loire Atlantique, Vendée : période à risque de 04h à 09h (pleine mer à 06 h à Brest).
Littoral de la Charente Maritime : période à risque de 04h à 09h (pleine mer à 06 h à La Rochelle).
Littoral de la Gironde, Landes, Pyrénées Atlantiques : période à risque de 04 h à 21 h (pleine mer à 06 et 18 h à Saint-Jean-de-Luz).

Une vigilance météo institutionnelle est activée.




Coefficients de marée à Brest - Marée Info

Le vent a d'ores et déjà provoqué quelques dégâts en Bretagne lundi 27 (>>, >>).



Un temps durablement perturbé et agité se profile pour ces prochains jours. Suivez l'évolution de la situation via notre bulletin national mis à jour quotidiennement.


 

Publié le 27 février 2017 @ 21:42

Retour de la neige et risque d'avalanche en montagne

Même si les stations de sport d'hiver parviennent à maintenir un enneigement correct sur les domaines en cette fin de vacances de février, l'enneigement naturel se révèle globalement de plus en plus faible pour la saison, à basse et moyenne altitude notamment (>>). Le retour d'un temps très perturbé sera synonyme de chutes de neige significatives en haute montagne au cours des prochains jours. Comme les conditions s'annoncent très ventées, les cumuls varieront néanmoins beaucoup d'un massif et d'une exposition à l'autre. La moyenne montagne verra aussi la neige tomber mais cette dernière peinera à se maintenir durablement du fait de températures trop fluctuantes et, globalement, insuffisamment froides.


Notre webcam de Chamrousse (38) - 27 février à 14 h (gauche) et direct (droite).


Skipass

Informez-vous sur le risque d’avalanche. Des pictogrammes européens sont progressivement utilisés dans les stations pour compléter ou remplacer les drapeaux d’avalanche.



Le site Internet institutionnel "Prévention Hiver" regroupe l'ensemble des informations utiles.




 

Publié le 27 février 2017 @ 21:42

Pire vague de froid du XXème siècle en février 1956

Il y a 61 ans, la pire vague de froid du XXème siècle, celle de février 1956, commençait à donner des signes de faiblesse.



Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, après des mois de décembre 1955 et janvier 1956 très doux, un froid glacial envahit la France. La journée du 2 février 1956 reste encore aujourd'hui la plus glaciale d'après-guerre.



Pendant 3 semaines, un flux de Nord-Est ramena de l'air glacial sur la France entre un puissant anticyclone situé sur l'Europe continentale et des basses pressions en Méditerranée. En s'engouffrant dans la vallée du Rhône, cet air glacial a généré un mistral très violent dépassant 150 km/h à Istres et Orange.



Le thermomètre plongea, perdant parfois plus de 15°C en 24 h, pour atteindre des valeurs minimales excessivement basses : -11°C à Lorient, -14°C à Boulogne sur Mer, -15°C à Paris et à Bordeaux, -17 °C à Beauvais et à Marseille, -18°C à Lille, -19°C à Cognac et à Toulouse, -20 °C à Aix-en-Provence, -21 °C à Macon, -22 °C à Agen, -23 °C à Metz et -25 °C à Nancy et Colmar. On releva -32,9°C à 2880 m au Pic du Midi. Les rivières, les fleuves et, par endroit, le littoral, étaient gelés.





De fréquentes et d'abondantes chutes de neige se sont produites près de la Méditerranée, de l'Atlantique et de la Manche : 80 cm à Bordeaux, 70 cm à Saint-Tropez, 60 cm à Saint-Raphaël, 30 cm à Brest, 20 cm à Lanvéoc et 17 cm à Caen.


70 cm de neige à St Tropez (83) - Février 1956 - Notre chronique

Moyenné sur le mois et l'ensemble du pays, le déficit par rapport à la normale 1981 / 2010 fut de -9,3°C, plaçant février 1956 au premier rang des mois les plus froids depuis le début du XXème siècle. Par contre, l'hiver 1955-1956 dans son ensemble (décembre 1955, janvier et février 1956) fut moins remarquable, au 10ème rang des plus froids entre 1900 et 2017, ex-æquo avec les hivers 1952-1953 et 1908-1909, loin derrière l'hiver 1962-1963.





Retrouvez des détails sur cet épisode et bien d'autres sur notre chronique et notre almanach.



 

Publié le 27 février 2017 @ 21:41

Février 2007: cyclone Gamède et records mondiaux de pluie à La Réunion



Il y a 10 ans, le cyclone tropical Gamède circulait sur les Mascareignes, impactant directement l'île de la Réunion. Atteignant le stade de cyclone de catégorie 3, il occasionna des vents tempêtueux durant plusieurs jours, jusqu'à 167km/h au Gîte de Bellecombe (2240m) ou encore 140km/h à l’aéroport Rolland-Garros situé tout près de Saint-Denis.



Image satellite 27 février 2007 à 7h UTC (10h locale à La Réunion) - Satellite Terra / Modis


 


Mais plus que les rafales, ce cyclone marqua son empreinte de part les quantités de pluies historiques observées lors de son passage. Sa trajectoire très aléatoire et sa vitesse de déplacement particulièrement faible (pour ne pas parler de stationnarité) ont placé la Réunion à moins de 400km du centre de l'oeil, durant plusieurs jours consécutifs (entre le 23 et le 27 février 2007), provoquant des lames d'eau exceptionnelles lors de cette période.



Trajectoire du cyclone Gamède du 19 février au 6 mars 2007 - Météo-France


 



Animation radar sur l'île de La Réunion - du 24 au 26 février 2007 - Météo-France


Le bilan à son passage est historique, puisque les quantités observées sur les périodes de 3 à 9 jours sur l'île de la Réunion détiennent tous les records absolus à l'échelle mondiale sur le poste du cratère Commerson, près du Piton de la Fournaise. Sur 4 jours, du 24 au 27 février, il est tombé exactement 4869mm de précipitations, explosant l'ancien record mondial (3551mm) détenu en 1980 par ce même pluviomètre lors du passage du cyclone Hyacinthe.


Ce cumul pluviométrique en 4 jours correspond tout simplement à ce qu'il tombe en moyenne à Paris en l'espace de … 7 ans et demi (la moyenne annuelle à Paris s'élevant à 637mm). Au total, sur 4 jours, entre le 24 et le 28 février 2007, il est tombé environ 2935 million de m3 d'eau sur l'ensemble de l'île. Pour donner un ordre de grandeur, cela représente l'équivalent de près 1,2 million de piscines olympiques de 2m de profondeur !



Cumul de pluie sur 1 à 9 jours au cratère Commerson (La Réunion) - cyclone Gamède - Données : Météo-France



Ces pluies diluviennes n'ont pas été sans conséquences. Plus de 100 000 foyers privés d'électricité et d'eau, et surtout 2 victimes à déplorer. De nombreuses routes ont été rendues impraticables, notamment entre Saint-Louis et Saint-Pierre (sud de l'île) où le pont de la rivière Saint-Etienne est totalement détruit.



Destruction du pont de la rivière Saint-Etienne - 25 février 2007 - Le Quotidien de La Réunion


A noter que La Réunion est habituée à ces conditions climatiques exceptionnelles. En effet, le cyclone Gamède qui possède désormais de nombreux records mondiaux, bat en réalité les records du cyclone Hyacinthe (Janvier 1980). A ce jour, l'île de la Réunion détient la quasi-totalité des records pluviométriques mondiaux sur les périodes s'étendant de 18 heures à 15 jours ! Les records mondiaux sur une période d'un mois et plus sont eux détenus par la ville de Cherrapunji (Inde), fortement impactée par la mousson Asiatique.


Publié le 26 février 2017 @ 19:04

Enneigement correct malgré la douceur en montagne

Les vacanciers de février optant pour les sports d'hiver profitent d'un enneigement nettement supérieur à celui presque inexistant des vacances de Noël. Toutefois, la grande douceur en cours dégrade quelque peu les conditions, essentiellement à moyenne altitude.

I Vosges, Jura et Massif Central

L'enneigement naturel est à présent très modeste sur les Vosges (10 / 15 cm vers les sommets), le Jura (10 / 20 cm vers 1200 m, localement plus sur les secteurs les plus abrités) et le Massif Central (20 / 30 cm vers 1500 m). Les versants Sud sont en grande partie dégarnis.


II Alpes du Nord

La neige orne les massifs des Alpes du Nord mais se révèle nettement déficitaire en moyenne montagne du fait de la douceur (la période de retour d'un tel déficit est d'un hiver sur sept). L'enneigement est plus proche de la normale en haute montagne. Il s'agit fréquemment de vieille neige dense, humide ou durcie par regel sur les pentes tandis que les sommets alternent des surfaces dures et de poudreuse soufflée.









Grand Serre et Perollier (Sud Isère) - 23 février 2017 - JLMZ


III Alpes du Sud

La neige est là sur les Alpes du Sud bien que souvent déficitaire à moyenne altitude et, là encore, humidifiée en-dessous de 2200 m, fréquemment cartonnée voire durcie par les vents forts au-dessus.




Au sommet de Costa Rouenda (05) - 20 février 2017 - Julien Labergerie


IV Pyrénées

Les Pyrénées sont correctement enneigés à haute altitude mais l'extrême douceur et le vent accélèrent la fonte plus bas. La neige est généralement dure le matin, humidifiée en surface sous les 2000 m. Elle reste tout de même quelque peu sèche et meuble dans les secteurs Nord. Les abords des crêtes et sommets sont hétérogènes avec une neige tantôt croûté, tantôt  cartonnée.








Dépôts ocres (sable d'Afrique) vers la cabane Auloueilh (1853 m, Hautes Pyrénées - 22 fév 2017 - Quayrat


V Corse
Les fréquents épisodes très perturbés se sont fréquemment produits en neige sur la montagne Corse qui se révèle bien enneigée pour la saison vers les sommets avec environ 2 mètres.


Informez-vous sur le risque d’avalanche. Des pictogrammes européens sont progressivement utilisés dans les stations pour compléter ou remplacer les drapeaux d’avalanche.



Le site Internet institutionnel "Prévention Hiver" regroupe l'ensemble des informations utiles.




 

Publié le 26 février 2017 @ 09:08

Est-il possible de prévoir une avalanche ?

L'actualité récente l'a encore montré avec les drames de Tignes (>>) en France et de Rigopiano (>>) en Italie : les avalanches sont des phénomènes naturels aux conséquences potentiellement catastrophiques. En France, plus de 600 communes sont exposées à ces écoulements neigeux. Ils tuent en moyenne 30 personnes par an. Comment mieux comprendre le phénomène avalancheux pour mieux prévenir les risques qu'il fait encourir ?

C'est précisément sur ce type de questions que travaillent les équipes de l'Irstea (Institut national de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture) à Grenoble. Sciences et Avenir a interrogé Mohamed Naaim, directeur adjoint au département des eaux de l'Irstea.



Selon le scientifique de l'Irstea, aujourd'hui, on peut prévoir une avalanche à l'échelle d'un massif mais pas à l'échelle d'un couloir. Les variabilités du manteau neigeux, de la topographie et de la météo d'un couloir à l'autre sont beaucoup trop grandes pour faire de la prévision à l'échelle d'un couloir. Deux types de prévision coexistent : celle dans le temps et celle dans l'espace. l'Irstea travaille tout particulièrement sur la localisation de l'avalanche dans l'espace, sur des périodes très longues, afin d'observer tous les phénomènes qui peuvent se produire et les caractériser en terme d'intensité et de périodes de retour. In fine, ce travail permet de proposer aux habitations qui sont localisées en zones dangereuses des dispositifs de protection adaptés, de l'installation de filets de protection à la proposition de fermeture d'axes routiers.

Ci-dessous, le reportage vidéo réalisé par Sciences et Avenir sur le déclenchement d'une avalanche sur le col du Lautaret.



Source : Sciences et Avenir.


 

Publié le 25 février 2017 @ 09:22

La tempête Doris aspire la douceur à l'Est

Une dépression très creuse baptisée "Doris" par le Met Office anglais et Thomas par le DWD allemand a soufflé la tempête des Iles Britanniques aux Pays-Bas jeudi 23 février.


ZAMG

Des rafales de 100 km/h et plus ont été relevées sur les côtes normandes, sur les Hauts de France et sur les crêtes des Vosges.



Les pompiers des Hauts de France ont été appelés à de multiples reprises pour des arbres voire quelques toitures arrachées. Globalement, les dégâts ont néanmoins été très limités (>>, >>, >>).


Dégâts sur toiture à  Estrée-Cauchy (62) - 23 février 2017 - La Voix du Nord

La dépression a aspiré de l'air particulièrement doux et sec sur l'Est de la France où des records mensuels de température ont été battus.




 

Publié le 25 février 2017 @ 09:22
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